Notre Cégep

Le blogue de la directrice générale du Cégep de Sainte-Foy

Mot-clé - enseignement

Fil des billets - Fil des commentaires

En cette journée mondiale des professeurs, petit exercice d’introspection...

Professeure en classe

Vous souvenez-vous d’un professeur qui a pu changer le cours de votre vie?

Vous arrive-t-il de penser à un professeur qui a su trouver la phrase d’encouragement ou le mot qui vous valorisait pour relever un défi d’importance?

Avez-vous en tête l’image d’un professeur utilisant l’humour pour alimenter sa relation avec les étudiants et présenter ses contenus de manière attractive?

Lire la suite...

Pour que l'éducation nous fasse tous grandir...

L’enseignement, c’est une affaire de relations; relations entre un professeur et un étudiant, entre un professeur et ses étudiants, avec ses groupes, entre les professeurs eux-mêmes pour l’offre d’une formation cohérente, riche et de grande qualité, et entre les professeurs et les autres membres de la communauté, notamment pour le soutien aux étudiants tout au long de leur cheminement scolaire, en vue de leur réussite.

La relation est au cœur de l’enseignement, bien sûr, mais l’enseignement ne se réduit pas non plus à la qualité de la relation. La profession d’enseignant a de multiples visages, de nombreuses facettes qui sollicitent la sensibilité, l’intelligence, le savoir-faire pédagogique et une expertise de contenu de haut niveau. Elle prend son sens dans le cadre d’un contexte spécifique et dans le respect de valeurs qui conditionnent l’ensemble des interventions éducatives.

Respect et accueil de l’autre, rigueur et qualité, engagement citoyen, dynamisme et créativité sont ces valeurs que nous privilégions au Cégep de Sainte-Foy et qui guident l’enseignement et la formation offerte.

En cette journée nationale des enseignants, je tiens à marquer mon profond respect pour la profession et pour les 700 professeurs qui à tous les jours, et d’une année à une autre, au Cégep de Sainte-Foy, accueillent les étudiants, les forment et s’engagent auprès d’eux et de l’ensemble de la région pour que l’éducation nous fasse tous grandir…

En ces temps difficiles, merci à chacun de garder le cap, de s’inspirer de la motivation et de l’ÉNERGIE de nos jeunes pour poursuivre notre mission.

Carole

Un DEC en Sciences humaines du niveau collégial : un préalable à l’inscription à l’université des futurs enseignants?

Le débat a cours actuellement autour de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, de leur performance en français et de manière plus générale de leurs connaissances générales et spécialisées. On remet en cause la qualité de leurs acquis antérieurs; on questionne la maîtrise de différents champs disciplinaires. Antoine Robitaille, éditorialiste au Devoir, y va du commentaire suivant : «Connaître à fond sa matière, en être passionné parce qu’on possède un diplôme dans celle-ci, confère souvent bien plus d’autorité stimulante que des trucs de gestion de classe.»

Pourquoi banaliser la question pédagogique en la mettant en perspective avec la maîtrise du contenu enseigné et les connaissances des enseignants? Ce débat n’est-il pas vain? Nous reconnaissons que notre société a besoin d’excellents pédagogues, maîtres de leurs contenus et passionnés non seulement par leur matière, mais aussi par leurs interventions éducatives et la manière de les améliorer de façon continue.

Nous voulons tous les meilleurs enseignants qui soient, pour former les enfants et les jeunes. Pour cela, des pistes d’amélioration émergent : sélection à l’université sur la base d’une cote R plus élevée dans les programmes des maîtres, nouveau test d’entrée en français à l’université (rappelons que les étudiants au collégial doivent déjà avoir réussi l’épreuve uniforme de français pour obtenir leur DEC…), nouveaux cours de formation générale obligatoires au cégep (tel un cours d’histoire), valorisation de la profession enseignante... Que vaut chacune de ces propositions?

On ne peut les juger une à une, mais bien en les mettant en perspective les unes avec les autres et en regardant le contexte plus global de la formation. En ce sens, une autre hypothèse me vient en tête. Plusieurs programmes universitaires sélectionnent non seulement en fonction de la force générale des étudiants (en tenant compte de leurs résultats au niveau collégial traduits par la cote R), mais aussi en exigeant une base de connaissances spécialisées. Il ne viendrait à l’idée de personne de remettre en cause le DEC en sciences de la nature pour accéder à un programme d’une faculté des sciences et du génie ou d’une faculté des sciences de la santé. Or, aucun préalable spécifique n’est requis pour les étudiants qui envisagent une inscription à la formation des maîtres. Pourtant, le programme de sciences humaines, avec les cours obligatoires de psychologie, d’histoire et d’économique, de même que les cours de spécialisation, fournit une base solide aux étudiants qui leur serait particulièrement utile, voire indispensable, s’il envisage un tel cheminement à l’université. Au Cégep de Sainte-Foy, le programme de sciences humaines permet d’explorer, d’approfondir et d’intégrer des connaissances du niveau de l’enseignement supérieur dans dix disciplines : psychologie, histoire, économique, géographie, sociologie, sciences politiques, anthropologie, sciences de la religion, administration et civilisations anciennes. Ne s’agirait-il pas là d’un pas dans la bonne direction, pour un rehaussement des acquis de niveau collégial pour la formation universitaire des futurs enseignants?

Je crois que oui!

Carole